Si quelque chose d’interdit venait à me hanter l’esprit, autant pousser le danger au maximum, risquer tous les périls… foncer volontairement, arrêter de me prendre la tête pour si peu, pour si peu d’animosité, après tout, on ne fait rien de mal. C’est donc très consciencieusement que je pars m’aventurer avec mon ami Baptiste, à fond dans ce sens… Pas d’autorisation de pêche, pêche de nuit interdite et secteur totalement interdit, surveillance des gardes et gendarmes régulière, voici le scénario !
C’est donc peu avant la tombée de la nuit que nous pénétrons dans la forêt, avançant et bravant les risques nous menaçant… Nous choisissons une petite baie, cachée des regards les plus curieux, et dont nous croyons fort comme fer en son potentiel. La tâche se compliquera pour placer les montages, car la surface de l’eau laisse apparaître la présence d’un grand nombre de souches, dont il faudra se méfier pour la suite…

Toute l’artillerie a été pensé de manière à déplacer le moins de matériel possible sur le poste, essayant de limiter au minimum le poids pour le trajet, mais celui-ci fut quand même assez éprouvant. La température encore trop peu clémente ne vas pas nous faciliter la tache pour le temps qui reste devant, mais on se devra de faire avec… Le confort a lui aussi été contraint à être réduit à son extrémum : une simple chaise de camping, mais Baptiste a pensait bon de prendre aussi son parapluie, que nous puissions nous abriter et cacher encore un peu plus notre présence, ce fut un bon choix.
Le temps passe et le froid ne nous épargne guère, chaque nouvelles astuces pour réchauffer notre corps nous devient très utile ! Baptiste entre alors en action après avoir réagit face au son émis par son détecteur, murmurant tout bas… Le combat est viril, efficace, faisant forcer un peu la main de mon coéquipier et obligeant son adversaire à suivre un chemin tout définit en raison des nombreux troncs sous l’eau… La surprise est belle à voir et la taille de celle-ci nous étonne tous les deux ! Il s’agit du premier poisson depuis belle lurette, le premier de cette nouvelle année pour mon ami. Les risques commencent par devenir rentables !

L’envie d’allumer un feu et de s’y réchauffer est de plus en plus grandissante, mais à peine inimaginable pour cette expérience unique. Pour le coup, j’aurais quand même du prévoir plus gros et surtout plus chaud, et mettre ma combinaison comme j’ai pu le faire lors de mes précédentes sessions, pourtant bien plus confortable ! Le fait de s’encourager mutuellement nous aidera à continuer mais cela devient de plus en plus dur… c’est pourquoi nous nous décidons à a en arrêter là vers quatre heure le matin.
En partant, en direction d’autres secteurs du plan d’eau, nous croiserons plusieurs fois la camionnette de la gendarmerie, qui finie par nous coincer la route, gyrophares allumés. Je reste serein. « Bonsoir, papiers du véhicule s’il vous plaît » « Que faites vous ici en pleine nuit ? » Nous réussissons à surmonter cet obstacle, et prenons ensuite la route en direction de l’Allemagne, vers un point de vue fort mémorable, inconnu de la vision de mon ami. Ce qui nous permettra de passer auparavant quelques minutes de sommeil, avant le levé du jour. La sensation vécue du haut de la colline et le magnifique levé du soleil ne sera pas vaine, et récompense ainsi nos précédents efforts de la nuit, qui n’aura pas manqué d’intérêt et d’adrénaline.

Le retour vers la maison se rapproche alors enfin, mais je profite du chemin de ce retour pour faire découvrir à Baptiste un autre plan d’eau, dont j’aimerai par le futur, gouter au joie d’un départ et de sessions de folies, mais ceci est une autre histoire, qu’il nous reste à vivre plus tard, un autre jour ...
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Nous sommes le samedi 13 décembre, et c'est sur mes berges Hamoises que nous nous retrouvons Baptiste et moi, pour une pêche qui s’annonce passionnante.
Les lignes sont plus ou moins placées suivant le feeling de chacun, un sondage rapide à la canne nous donnera une idée de la topographie des fonds, mais rien de vraiment extra, et très peu de fond devant nous sur plusieurs mètres ! l'amorçage se fera à la main pour mes lignes sur une base de maïs et noix tigrées, Baptiste fera de même pour 2 de ses cannes, et placera sa troisième en plein chenal eschée d'une pop-up.

Nous mettons alors en place le campement, dans l’attente d’un départ qui ne se fera hélas pas pour cet après-midi là, ni le soir d'ailleurs… un bon repas autour du feu, et des discussions très variées ainsi qu'une partie d'échecs combleront ce manque… Et enfin, nous nous couchons…

Le lendemain matin, rien ne nous aura perturbés dans notre sommeil… Nous en profitons pour rallumer le feu, qui montre encore quelques signes d’activité. Pendant ce temps nous rangeons petit à petit le campement, jusqu’à ce que j’aperçoive une péniche, et un peu plus loin derrière elle, ses gigantesques vagues ! Je me précipite vers mes cannes (placées au ras de l’eau), et me dis que vraiment, ça sent pas bon ! La vague me fonce dessus, je soulève immédiatement le rod pod, mais la vague emportera mes 3 cannes avec elle ! Quel désastre ! Je suis bien évidemment rempli de colère, et à ce moment précis un paysan qui coupait du bois derrière notre campement, passe nous rendre visite… Il s’aperçoit qu’une buche placée sur le feu provient de sa réserve… et là, ça râle, fait des menaces et ment de notre coté ! Le paysan « bucheron » fini par s’en aller…
Nous nous mettons alors à la recherche de mes cannes cachées sous la surface de
[…]
Une autre session : Dimanche 21 décembre :
Je vous laisse le récit de Baptiste (qui est toujours plus rapide que moi dans cet exercice) :
"Derniers espoirs 2008 pour clôturer l'année en beauté"
"Encore une fois je fais confiance à Johan pour me faire découvrir un nouveau secteur de
C'est aussi l'occasion d'essayer l'AX3 que j'ai reçut il y a peu de temps et c'est d'ailleurs la première chose que je mets à l'eau.
Après un tour de reconnaissance je me dis qu'il faut vraiment que j'achète un moteur et un écho car à la rame, dans le courant ce n’est pas évident et à part les fonds visibles en bordures, on ne peut pas sonder le milieu étant donné qu'à la canne le marker ne remonte jamais...

On met une canne chacun sur notre bordure, au bord de gros arbres immergés, une chacun en plein milieu et une chacun sur la bordure d'en face où j'aurais l'embarra du choix entre des dizaines de buissons, les deux plus beaux serons donc retenues. Ma ligne d'en face sera replacée 4 fois en bateau car à chaque fois j'ai l'impression que le montage a bougé malgré les 300 grammes de plombs ! Quand tout est en place on range un peu le bordel et hop, départ sur ma canne du milieu, déjà ? En fait c'est un chevesne de 49 cm qu'on prendra même en photo tellement on est content de voir un poisson après des semaines et des semaines capot…

Plus tard je récidive avec un poisson de la même taille et quand la nuit tombe, le swinger de ma canne d'en face se casse la gueule, je ferre mais rien n'est au bout, ça c'est emmerdant, je me suis tellement appliquer pour poser cette canne et maintenant me voilà obligé de la relancer du bord...
Je sais bien que je pourrais la reposer en bateau mais dans le noir j'aurais du mal à retrouver mon buisson avec mon amorçage dans moins d'un mètre de fond et puis je risque de ramasser des lignes en regagnant la berge...
Après un long feu nous nous mettons au lit plein d'espoirs...
Nous entamions donc cette première nuit plein d'espoirs mais au petit matin, niet, que Tchik ! Je me dis que si on reste la pour la seconde nuit, c'est le capot assuré, alors je parcours un peu notre secteur pour voir si un post inspire confiance ou non.
A environ 200 m de notre poste initial, je repère sur la berge opposé une magnifique baie remplie de buisson immergés et de roseaux, dans ma tête je me voyais déjà poser avec des communes de plus de 20 kg plein les bras
Ni une ni deux je sors Johan de son sac de couchage et c'est partit pour le déplacement du matos en 4ème vitesse.
Une ou deux heures plus tard, on est sur notre nouveau poste très peu pratique car on est quasiment sur la piste cyclable et la berge est super haute et accidenté. Il en faut plus que ça pour casser nos rêves, alors je pars, un montage avec moi, explorer cette fameuse baie, et là, catastrophe ! Le fond doit être à 40 cm sous moi partout dans la baie, ça sent tout d'un coup beaucoup moins la carpe et après moult hésitations nous décidons d'un accord commun de quitter la zone.
Ne possédant qu'un véhicule à deux ça va encore être sportif, Johan roule jusque chez lui déposer son matériel, puis il revient me chercher avec le 4x4 de ses parents, il me dépose à l'étang de secours qui n'est autre que celui que l'on souhaitait pêcher 3 semaines auparavant, mais dont la glace en surface nous avaient empêché de tendre nos lignes, il repart chez lui, reprend sa voiture, puis revient à l'étang...
Après cette gymnastique de quelques heures on peu enfin souffler et contempler ce magnifique coin perdue au milieu de nul part. À un moment, Johan va se laver les mains au bord de l'eau et c'est à ce moment précis qu'une miroir estimer à 5 kg lui passe sous le nez dans 50 cm d'eau… Cette vision magnifique que j'ai hélas, ratée nous réchauffe le cœur et nous confirme que l'espoir à lieu d'être.
On met 5 lignes à l'eau et il est enfin temps de se restaurer. Vers le début de la soirée, le même rituel que la veille reprend, c'est-à-dire : allumage du feu, premier repas, seconde repas, grignotage avant, entre et après... Puis Biiip, le scion tremble mais ce n’est pas bien violent, je ferre... dans le vide. Même scénario une ou deux heures plus tard, sacré série de bip qui s'arrête net, et après avoir été au lit, rebelote et re-ferrage dans le vide. Mais rien de plus sérieux tout au long de la nuit ainsi qu'au matin.

Le retour à la maison est, malgré nos 2 seuls chevesnes au compteur, quand même joyeux car c'était cool d'essayer le bateau, de passer les soirées à coté d'un feu et d'être tout simplement là, à la pêche !
De toute manière, je sais que ça payera un jour... alors, à la prochaine."
Baptiste.
[…]
Et enfin, dernier récit pour la véritable dernière session de l’an 2008 ! :
C’est donc le samedi 27 décembre, en début d'après-midi que nous décidons de faire notre dernière session Baptiste et moi, sur des terres qu’il a déjà foulé cet été, et avec en autre, de bons souvenirs et résultats à la clé ce qui nous laisse de grands espoirs !
Les 3 capots précédent nous on, à chacun laissé un goût amer et ce n’est pas ainsi que je voulais finir cette saison 2008. Mais pour sortir par ce temps, (-10°) il faut de la motivation… ce qui ne me manque jamais lors d’une sortie à la pêche !
A mon arrivée, Baptiste est déjà en place ainsi que ses lignes et attend dans la voiture, accompagné de son frère qui m’attend pour repartir. Je place alors mes lignes plutôt vite fait, et à 17H nous nous enfermons dans le biwy, histoire de gagné 2 ou 3° de chaleur en plus ! Commence alors la cosette et le grignotage de chocolat, avant que je me décide à bouger pour aller chercher des kebabs dans la ville la plus proche ! Ce repas nous aura bien réchauffés et c’est ainsi que nous commençons à ralentir nos efforts pour songer à essayer de trouver une bonne position pour dormir !
Quelques instants plus tard, un départ se fait sentir sur l’une de mes cannes, je sors alors au plus vite du biwy, voir ce qui m’attend ! Le combat est plutôt viril, et je ne sais absolument pas face à quel genre de poisson j’ai à faire ! Je pense d’abord à une carpe, puis un silure, mais non… c’est finalement un chevesne qui rejoindra le doux tapis de réception !

Je suis tout de même satisfait de cette prise, qui aura bravement combattue et qui m’aura offert un poisson par ce temps glacial… Nous retournons ensuite chacun dans nos sacs de couchage pour dormir pour de bon cette fois, jusqu’au petit matin…
Nous finissons alors cette session avant midi, et sur un échec au niveau carpe… Ce qui est bien dommage, mais maintenant j’attends 2009 de pied ferme !
...
à l'année prochaine et merci de votre fidélité !
Récit écrit et imaginé par Baptiste ! :
"Après notre rencontre il y a trois semaines, on a prévu, Johan et moi, de faire une session ensemble dès que la possibilité se présenterait.
Après deux week-end impossible à pêcher, c'est hier (29/11/08) que le jour "J" arriva...
Johan passe me chercher à la maison vers 8h15 et après un petit passage à l'étang de Moulaine pour lui montrer comment c'est on entame les 50 km qui nous sépare de l'arrivée. Johan aura fait 100 bornes pour pêcher à 1 km de chez lui, c'est vraiment sympa, merci.
Quand on arrive dans son village, j'ai le droit à une visite guidée de ce pur paradis ! Des tas d'étangs quasiment jamais pêchés et tous plus beaux les uns que les autres, on est en pleine campagne, au calme, et cerise sur le gateau, la Moselle passe tout près, que demande le peuple ?
Pour cette première session, on a prévu de pêcher le plus beau de tous ces étangs, une petite mare perdue entre champs et bois qui ne doit pas faire plus de 0.1 ha, en vrai, c'est encore plus beau que sur les photos mais il y a un sacré problème, l'étang est totalement gelée et l'épaisseur de glace est trop importante pour pouvoir y pêcher. Un peu déçu on remballe les gaules pour se rabattre sur un des étangs communal épargné des glaces peut être grâce à une bonne exposition au vent.
J'entame alors un long sondage à la canne qui dévoile de la vase au milieu, des herbiers en bordure, et 2.5 m partout, je sens que ça va être difficile, surtout en cette saison...
On pose les 6 lignes sur des zones peut être un peu plus propices que d'autres à produire mais sans grande confiance, en même temps on a pas d'autres solutions donc il va falloir faire avec !

A 14h tout pêche enfin, on peut alors commencer les festivités comme il se doit et sa démarre fort avec le saucisson de Johan et mes Pitch. On a le droit à du beau temps pour cette après midi qui se déroule tranquillement.
A peine la nuit tombée, nous allumons un feu pour passer la soirée au chaud tout en mangeant constamment, du saucisson, une Paella en passant par les pistaches... !

Coté pêche ça reste calme mais l'ambiance est assez bonne pour que nous fassions abstraction de ce manque de touche. Avant de s'endormir on se fait une petite partie d'échec puis la lumière s'éteint, encore pleine d'espoir pour la nuit...
Le lendemain, la pluie s'abât sur le biwy n'apportant pas avec elle les départs, ou plutôt, le départ qui nous comblerait de bonheur, mais le sommeil fut quand même bon...
Au réveil, une bête féroce gratte le biwy et me réveille de mon lourd sommeil ! En fait il s'agit de Steve qui a souhaité nous faire un petit coucou et partager un petit déjeuner à nos cotés.
Il fait déjà jour mais la pluie ne s'est pas arrêtée, néanmoins, la venue de Steve et de ses croissants (et café) nous réchauffent bien, merci encore !
On discute un peu pour faire mieu connaissance mais Steve met fin à tout notre bon optimisme, "je crois que maintenant c'est mort pour vous" !
Il aura vu juste car l'heure de plier approche à grand pas et les cannes n'aurons pas bouger jusqu'à la dernière seconde.
Tout est trempé, je suis gelé et on est capot, mais qu'est-ce que c'était agréable ! La bonne humeur constante de Johan aura rendu cet échec en véritable plaisir, mais aussi la sympathie de Steve avec qui j'espère, j'aurais également la possibilité de pêcher bientôt.
Alors merci à vous deux et à la prochaine."
Merci pour le récit Baptiste !
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