Une semaine après ma dernière sortie improvisée (« le pied dans le caca ») qui fut émotionnellement riche en carpes et autres souvenirs, j’ai attaqué la semaine qui a suivit par deux sorties : un coup de l’après-midi/soir mardi (le 07/09/09), puis une nuit de samedi soir à dimanche matin (le 12&13).
J’arrive donc lundi, en compagnie de Jennifer, dans le courant de l’après-midi sur l’étang sur lequel je m’acharne depuis le début d’année, mais avec peu de sorties réalisées et un total d’environ 19h de capot à ce jour… C’est pour mettre fin à cette série que je m’y aventure donc pour la sixième fois. Je placerais ainsi un premier montage en bordure et sous le buisson d’un îlot, et très proche d’un bel arbre immergé pour un autre montage. Une troisième canne sera placée dans un étang se trouvant juste à coté, à environ dix mètres de là, esché à la noix tigrée.
Pendant ce temps, Cédric, un carpiste m’ayant donné pas mal de conseils au cours du mois quant à l’approche de l’étang en question nous rejoint pour pêcher à son tour. Puis, une bonne heure après, ma canne placée sur l’autre étang à la noix tigrée me fait surgir après un joli départ !

Cette jolie petite commune m’aura permit de battre mon record personnel à -5,6 kg ! En effet, il s’agit de la plus petite prise que j’attrape depuis que je me suis mis à la pêche de la carpe dite : « en batterie », et j’en suis réellement très satisfais car elle aura néanmoins bravement combattue avant de rejoindre l’épuisette.
Cinq jours plus tard, c’est en compagnie de Gauthier et Maxime que nous rejoignons un autre étang sur lequel nous avons « capoter » il y a environ trois semaines de cela. Cette fois-ci, nous allons essayer une nouvelle approche pour éviter de refaire un capot, c’est pourquoi les montages seront placés à des endroits totalement différents que lors de notre première sortie.
La nuit commence alors à faire son apparition sans qu’aucun de nos détecteurs n’ais pu trahir la présence d’une carpe jusqu’à cet instant. Nous nous installons alors autour de la « minitable » autour de mon mythique cassoulet, puis du papotage d’innombrables petites histoires en tout genre, tout ça dans une ambiance vraiment conviviale, avant que nous ne rejoignons chacun notre coin dodo. 01h00, enfin... : j’entends le son d’un détecteur sonné, super !

Après un combat vraiment très intéressant et plein d’adrénaline, cette jolie miroir que l’on pourrait presque nommer "cuir", car elle ne possède que quelques écailles sous la dorsale, finit par rejoindre le doux tapis de réception avant de rejoindre le sac de conservation, pour pouvoir récupérer un peu, et, être le lendemain photographiée sous la lumière du jour.
C’est donc sur cette note positive et seulement celle-ci, que cette belle semaine se conclue, et me promet, je l’espère encore plein de surprises avant la fin de l’année. @+++
Nous sommes le vendredi 4 septembre, cela faisait un bon moment que je n’avais pas pu aller à la pêche avec ma batterie pour y faire une nuit, seul. Je pars donc de la maison, la voiture chargée à bloc dans la fin de l’après-midi. Je me dirige vers l’étang qui a été sujet à mes premières carpes, il y a deux ans de cela. Sur le chemin, je croise Victor, qui était en train de s’installer sur un autre étang beaucoup plus intéressant, accompagné d’un autre carpiste, Cédric. Je prends donc quelques nouvelles, et je leur raconte que ma destination pour la nuit est encore assez indécise, et que je n’ai pas réellement d’autres solutions.
A quelques mètres de là survient Michel, une connaissance qui m’a déjà proposé de venir pêcher sur sa place quand j’en aurais envie. Victor, me rappelle alors de voir avec lui, si cela serait possible pour ce soir, car je ne manquerais ici d’aucune motivation. Je retourne donc à la voiture, et voilà que mon pied gauche s’enfonce dans la « merde » d’un chien, que du bonheur !
Je salue Michel, et aperçoit à ses côtés, les gobages du pain par les blancs, chats et autres belles carpes, qu’il venait de leur envoyer ! Ce spectacle en encore plus motivant, je lui fais alors part de mes intentions de venir passer la nuit sur sa place, ce qui ne le dérange absolument pas, voilà donc une excellente base.

Je descends alors mes différentes affaires et autres matériels sur la place, en gardant un œil aux nombreuses activités apparaissant à la surface de l’eau. Puis aussitôt, je monte mes différentes cannes, dont la canne à sonder pour y voir un peu plus clair. La berge, sur laquelle je me situe est abrupte : il a directement 3m de fond devant moi ! Je suis situé dans un coin, et il a un bon nombre de buissons, ainsi qu’un superbe arbre immerger face à moi.
Trois spots seront donc sélectionnés : Le premier, sur ma droite, sous un joli buisson à environ 6m du poste, esché d’une popup de 12mm accompagné d’un sac soluble au micro pellet. La seconde canne sera placée juste en retrait de l’arbre immergé, à environ 25m du poste. Celle-ci sera eschée de deux noix tigrée, et d’un amorçage composé d’une poignée comprenant cette même graine. Et enfin la troisième sera elle située sous un autre buisson tout à gauche, à environ 7m du poste, eschée comme la première d’une popup de 12mm. Autant dire que mes trois montages sont assez concentrés, par rapport à la taille de l’étang. Mais qu’importe, les carpes sont là, je les ais vues gober le pain !
20H00 : Départ ! Il s’agit de la canne sous le buisson à droite. Canne en main, je suis directement secoué par un rush, puis deux autres ! Et, d’un coup, je ne sens plus aucune résistance, comme si j’avais décroché… Je vois alors, deux secondes après que mon montage est au dessus de l’eau, et que je tiens au bout une surprenante tanche, surprenant oui, car jusqu’à cet instant j’étais persuadé d’être tombé sur une carpe ! Il faut dire aussi, que c’est la première fois que j’utilise de la tresse sur mon nouvel ensemble canne/moulinet, et que je n’étais pas encore habitué aux sensations ressentis ainsi.

Après avoir pris quelques photos à l’aide du retardateur, je replace vite mon montage en faisant un petit rappel au micro pellet, avant de me replonger dans mon fauteuil, et de rester, les yeux fixes, à l’affût du moindre mouvement d’écureuil et autres détecteurs…
20H30 : Second départ ! Cette fois, c’est la canne placée juste devant l’arbre immergé à la noix tigrée qui démarre. Comme pour le premier départ, de jolis rushs me font frissonner de plaisirs dès le début ! Et, je sent que ça tire plus vers le fond, que c’est par conséquent une carpe, et non plus une tanche que je tiens au bout ! Arrivée près du bord, je fais mon possible pour qu’elle ne puisse pas déranger la ligne que je venais de replacer sous le buisson de droite. Puis elle entre dans la filoche, et c’est le grand soulagement ! À peine sur le tapis, je me dis en y pensant, qu’il serait bien de prendre quelques photos de la piqûre, ce que je n’avais encore jamais fais auparavant. Puis, au moment d’appuyé sur le bouton pour prendre la photo, c’est la canne du buisson de gauche, qui démarre, le troisième départ ! J’appuis quand même sur le bouton pour la photo et repose aussitôt l’appareil photo...

Cette troisième prise a eus le temps de me prendre quelques mètres de tresses pendant que je prenais la photo, et comme par instinct, elle s’est tout de suite dirigée vers l’arbre immergé, mais, fort heureusement j’ai pu prendre contact à temps, et le combat a ainsi pu s’engager ! Cette fois, ce n’est vraiment plus comparable aux deux prises précédentes, je laisse beaucoup plus la canne travailler qu’avant, car il s’agit certainement d’un autre calibre… Mais je suis embêté, il y encore la carpe miroir dans le filet de l’épuisette sur le tapis, et je vais avoir du mal à tout gérer sans risquer de perdre la carpe que je tiens au bout.
J’appelle alors Victor, en criant son nom, et ceux, trois fois, avant que je comprenne qu’il ne m’entendra pas. Je saisis alors mon téléphone portable (qui dans ce cas précis est vraiment génial) et l’appelle, ouf, ça sonne ! Je lui fais part de la situation en lui demandant de me venir en aide, avec si possible son épuisette ! Son arrivée est alors un soulagement, je vais pouvoir combattre plus sereinement ! Depuis, quelques minutes se sont écoulées, mais je n’avais encore pas pu la faire apparaître à la surface. Jusqu’à ce que Victor me dise que c’est d’une très jolie commune dont il s’agit, je suis alors émerveillé par la nouvelle ! Et, serais complètement apaisé qu’au moment où celle-ci finit par rejoindre l’épuisette…

En effet, c’est vraiment une très jolie commune ! On a pu faire quelques photos de nuit, mais je vais quand même la mettre au sac de conservation pour y prendre quelques photos le lendemain matin, sous la lumière du jour. Même chose pour la petite miroir, qui quant à elle est aussi doté d’un joli charme de part son écaillage et sa forme dodue.
Le reste de la soirée sera plutôt calme niveau pêche, je pourrais même en arrêter là, tellement ces prises sont satisfaisantes et ont remplis mes objectifs. Je prends donc le temps de mettre mon cassoulet sous la dent, qui arrivait à point au moment de faire la première miroir ! Puis je reçois à nouveau la visite de Victor et Cédric, avant de recevoir celle de Gauthier et Emmanuel. Je me mets ensuite au lit, il doit être 23H30, tout en restant sur mes gardes du moindre mouvement de dame carpe !
Je m’endors alors par à coup, puis me réveille pour de bon aux alentours de 4H30… Je n’arrive plus à dormir, et j’ai une petite appréhension quant à me plonger dans un sommeil profond, et ne pas pouvoir arriver à temps, notamment si une carpe se dirige vers l’arbre immergé. Je reste donc éveillé, et en profite pour lire les « Mémoires Glacées » de Nicolas Vanier. Je me plonge alors dans ses aventures, en m’y imaginant…
6H00 : Nouveau et quatrième départ ! Ça se passe sur le montage qui avait produit la tanche en début de soirée hier. Je suis content d’avoir était là, prêt à intervenir et non dans mon bed-chair. Le début du combat est de tout de suite très tonique, ça me réveille complètement, et quel réveil ! J’en redemande tous les jours des comme ça !
Au bout d’une bonne dizaine de minutes, après plusieurs rushs et une difficile mise en épuisette, une troisième carpe rejoint mon tapis de réception ! Eh ben, quelle nuit ! Je n’en reviens pas. C’est une miroir d’un poids à nouveau honorable qui est venu me rejoindre ! Je vais aussi attendre encore quelques heures, pour comme les deux autres pouvoirs faire des photos de jour, qui sont vous serez d’accord avec moi bien plus jolies le jour que la nuit sous l’éclat du flash.
Vers 9H00, je reçois la visite de Michel, venant aux nouvelles de ma nuit, et dont je suis fier de lui annoncé le résultat. Nous en profitons pour y prendre la photo de la fameuse commune :

Puis c’est Victor qui me rejoint et nous prenons alors quelques photos de la petite miroir bien dodue :

Il me fait ainsi part de ses résultats de la nuit ainsi que ceux de Cédric, et j’attendrais alors encore un peu avant que nous prenions ensemble quelques photos de ma dernière miroir, et d’une de ses prises, bien jolie si ce n’est plus encore par la couleur et son écaillage ! Gauthier me rejoint à son tour, en me faisant la surprise de m’offrir des croissants pour un petit déjeuner, je pense, bien mérité ! Merci encore. Au tour de Florent de passer nous faire un coucou, et nous faisons alors quelques photos chacun de notre côté puis ensemble, du « doublé » :

Après avoir replacé la ligne du buisson de gauche, et celle de l’arbre immergé j’attends encore quelques minutes, jusqu’à 11H00 et me décide à mettre un terme à cette fabuleuse nuit, dont je ne suis pas prêt d’oublier !
@+++, Johan.
Imaginez-vous, vous ne pouvez plus vous servir d’une de vos mains, vous êtes droitier, et il s’agit bien sur de cette main droite… Que feriez-vous ? Et bien je pense que vous ne feriez pas grand-chose… Du moins, c’est ce qu’il m’arrive en ce moment. J’ai échappé à un accident qui aurait pu etre grave en travaillant aux espaces verts de ma commune mercredi dernier (le 19/08/09), et je m’en sors finalement avec des douleurs au niveau de l’index, du majeur (le plus touché, fracturé) et l’annulaire… Je ne répèterais pas comment cela c’est produit, je l’ai déjà assez fait, enfin sachez que c’est sur la bonne voix, et que je pourrais très bientôt reprendre mes pêches, du moins c’est ce dont j’espère !
Hier, (mardi 25/08), alors que nous discutions de tout et de rien, je propose à Baptiste une pêche pour la nuit, mais il faudra pour cela que l’on puisse m’emmené, et je ne pourrais malheureusement pas pêcher, mais qu’importe, l’appel des étangs étant, si grand ! Depuis mon accident, je n’ais encore pas osé toucher le volant de ma voiture, tous mes déplacements se faisant donc à pied… Je sors donc essayer de faire quelque chose avec mes 4 pneus, et c’est un immense soulagement que de constater que je suis enfin apte, ça n’est pas sans douleurs non plus, certes, mais le maximum étant fait avec ma main gauche, bref, je peux rouler, je vais pouvoir aller chercher Baptiste et nous allons pouvoir passer ensemble, un bon moment à la pêche !
J’arrive donc chez lui aux alentours de 17 heures, avec quelques difficultés incontestablement, mais je suis bien là ! Nous chargeons son matériel comme l’on peut (ce qui relève du casse tête dans une citadine 3 portes, avec deux adultes à l’avant), Mais après ceci, c’est partit pour l’étang « en mal de grosses carpes » ! Sur le chemin, mon copilote réagis efficacement à mes changements de rapports, même s’il a pu y avoir quelques ratés, nous arrivons sur l’étang vers 18 heures, et une première observation s’impose.
L’étang est occupé par une équipe de carpistes, ainsi que quelques autres pêcheurs au coup. Nous partons aux nouvelles des carpistes (capot après 2 nuits), et j’en profite pour découvrir cette nouvelle partie de l’étang, qui, est bien différente de là où nous avions été ensemble la première fois, en début d’année. A notre retour sur le poste, il faut se mettre à la pêche, déjà assez perdu de temps ! Les cannes ou plutôt LA canne (sur le spot ultra-productif), doit être en place au plus vite. Celle-ci étant en place une heure plus tard environ.
Nous installons ensuite notre campement, réduit au plus simple, un bed-chair, basta ! Les minutes commencent alors par filer, et les discussions n’en finissent plus, ainsi que les différentes approches techniques au niveau des appâts, et en particulier, l’amorçage au soluble. Bref, les minutes s’enchainent, jusqu’aux alentours de 22 heures : premier départ ! Le spot productif, comme prévu. C’est bien sur Bapt qui s’en charge, menant à bien son combat assez rapidement avec au bout une miroir ne manquant pas d’originalité, celle-ci étant totalement difforme. Seulement dommage que la barre des 15+ n’est pas pu être atteinte (l’objectif), assez loin de là même, mais la nuit n’est pas finit !

La remise à l’eau de la miss est assez difficile, la forme de celle-ci n’étant pas une aide, il faudra la surveiller, et la voir repartir d’elle-même bien franchement, pour retourner sereinement dans nos lits, et reprendre le cours de nos discutions. Quelques minutes plus tard, c’est l’autre canne qui produit un départ. La prise de contact n’est pas vraiment franche, que se passe t’il vraiment, je l’ignore, mais sans être convaincue d’avoir eus quoi que se soit au bout, Baptiste nous ramène le montage, plein d’herbiers. Etonnant. La remise à l’eau de ce dernier étant effectuée, retour à nos moutons, à nos discussions pardon…
Ayant que très peu de sommeil ces derniers jours, nous parlerons pendant encore quelques heures, mais Baptiste, et c’est bien normal, finit par s’endormir. Je serais même assez pénible avec lui pendant cette période, je n’arrive pas à dormir, les moustiques toujours à l’appel, ne facilitant rien. Il s’est déjà passé plus de cinq heures depuis la première carpe. Le montage, replacé aurait théoriquement déjà du redémarrer, mais continuons à attendre…
Quelques minutes avant le levé du jour, je remarque de plus en plus d’activité, et d’attaques devant nous, c’est pourquoi je décide de donner un petit coup de cuillère (j’ai réussi cet exploit par rapport à ma main !), hélas sans résultats. Puis, les 6h30 du matin approche, je réveille donc Baptiste, car nous devons quitter les lieux une heure plus tard. Nous rangeons donc le maximum du matériel ne touchant pas directement à la pêche. Je propose juste à Baptiste de replacer son deuxième montage et de le mettre au niveau des sauts de carpes que j’ai pu observer régulièrement durant la nuit et ce matin. 7h00, pas plus de nouveautés, nous rangeons ce qu’il reste, et repartons, direction la maison !

Merci encore à Baptiste, pour ce moment, où je me suis sentis revivre après être resté une semaine enfermé chez moi, ça m’a réoxigèné les branchies !
@+++, Johan.
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