Imaginez-vous, vous ne pouvez plus vous servir d’une de vos mains, vous êtes droitier, et il s’agit bien sur de cette main droite… Que feriez-vous ? Et bien je pense que vous ne feriez pas grand-chose… Du moins, c’est ce qu’il m’arrive en ce moment. J’ai échappé à un accident qui aurait pu etre grave en travaillant aux espaces verts de ma commune mercredi dernier (le 19/08/09), et je m’en sors finalement avec des douleurs au niveau de l’index, du majeur (le plus touché, fracturé) et l’annulaire… Je ne répèterais pas comment cela c’est produit, je l’ai déjà assez fait, enfin sachez que c’est sur la bonne voix, et que je pourrais très bientôt reprendre mes pêches, du moins c’est ce dont j’espère !
Hier, (mardi 25/08), alors que nous discutions de tout et de rien, je propose à Baptiste une pêche pour la nuit, mais il faudra pour cela que l’on puisse m’emmené, et je ne pourrais malheureusement pas pêcher, mais qu’importe, l’appel des étangs étant, si grand ! Depuis mon accident, je n’ais encore pas osé toucher le volant de ma voiture, tous mes déplacements se faisant donc à pied… Je sors donc essayer de faire quelque chose avec mes 4 pneus, et c’est un immense soulagement que de constater que je suis enfin apte, ça n’est pas sans douleurs non plus, certes, mais le maximum étant fait avec ma main gauche, bref, je peux rouler, je vais pouvoir aller chercher Baptiste et nous allons pouvoir passer ensemble, un bon moment à la pêche !
J’arrive donc chez lui aux alentours de 17 heures, avec quelques difficultés incontestablement, mais je suis bien là ! Nous chargeons son matériel comme l’on peut (ce qui relève du casse tête dans une citadine 3 portes, avec deux adultes à l’avant), Mais après ceci, c’est partit pour l’étang « en mal de grosses carpes » ! Sur le chemin, mon copilote réagis efficacement à mes changements de rapports, même s’il a pu y avoir quelques ratés, nous arrivons sur l’étang vers 18 heures, et une première observation s’impose.
L’étang est occupé par une équipe de carpistes, ainsi que quelques autres pêcheurs au coup. Nous partons aux nouvelles des carpistes (capot après 2 nuits), et j’en profite pour découvrir cette nouvelle partie de l’étang, qui, est bien différente de là où nous avions été ensemble la première fois, en début d’année. A notre retour sur le poste, il faut se mettre à la pêche, déjà assez perdu de temps ! Les cannes ou plutôt LA canne (sur le spot ultra-productif), doit être en place au plus vite. Celle-ci étant en place une heure plus tard environ.
Nous installons ensuite notre campement, réduit au plus simple, un bed-chair, basta ! Les minutes commencent alors par filer, et les discussions n’en finissent plus, ainsi que les différentes approches techniques au niveau des appâts, et en particulier, l’amorçage au soluble. Bref, les minutes s’enchainent, jusqu’aux alentours de 22 heures : premier départ ! Le spot productif, comme prévu. C’est bien sur Bapt qui s’en charge, menant à bien son combat assez rapidement avec au bout une miroir ne manquant pas d’originalité, celle-ci étant totalement difforme. Seulement dommage que la barre des 15+ n’est pas pu être atteinte (l’objectif), assez loin de là même, mais la nuit n’est pas finit !

La remise à l’eau de la miss est assez difficile, la forme de celle-ci n’étant pas une aide, il faudra la surveiller, et la voir repartir d’elle-même bien franchement, pour retourner sereinement dans nos lits, et reprendre le cours de nos discutions. Quelques minutes plus tard, c’est l’autre canne qui produit un départ. La prise de contact n’est pas vraiment franche, que se passe t’il vraiment, je l’ignore, mais sans être convaincue d’avoir eus quoi que se soit au bout, Baptiste nous ramène le montage, plein d’herbiers. Etonnant. La remise à l’eau de ce dernier étant effectuée, retour à nos moutons, à nos discussions pardon…
Ayant que très peu de sommeil ces derniers jours, nous parlerons pendant encore quelques heures, mais Baptiste, et c’est bien normal, finit par s’endormir. Je serais même assez pénible avec lui pendant cette période, je n’arrive pas à dormir, les moustiques toujours à l’appel, ne facilitant rien. Il s’est déjà passé plus de cinq heures depuis la première carpe. Le montage, replacé aurait théoriquement déjà du redémarrer, mais continuons à attendre…
Quelques minutes avant le levé du jour, je remarque de plus en plus d’activité, et d’attaques devant nous, c’est pourquoi je décide de donner un petit coup de cuillère (j’ai réussi cet exploit par rapport à ma main !), hélas sans résultats. Puis, les 6h30 du matin approche, je réveille donc Baptiste, car nous devons quitter les lieux une heure plus tard. Nous rangeons donc le maximum du matériel ne touchant pas directement à la pêche. Je propose juste à Baptiste de replacer son deuxième montage et de le mettre au niveau des sauts de carpes que j’ai pu observer régulièrement durant la nuit et ce matin. 7h00, pas plus de nouveautés, nous rangeons ce qu’il reste, et repartons, direction la maison !

Merci encore à Baptiste, pour ce moment, où je me suis sentis revivre après être resté une semaine enfermé chez moi, ça m’a réoxigèné les branchies !
@+++, Johan.
Récit écrit et imaginé par Baptiste : "Comme on vous l'a annoncé il y a quelques jours, Johan et moi sommes allés pêcher sur Le poste qui s'offre à nous est donc constitué de deux trouées dans les arbres espacés d'une quinzaine de mètre, je m'installe sur la troué en aval qui offre une meilleur accessibilité en bateau. Contrairement à la berge que nous avions prévue de pêcher, celle ci donne immédiatement sur le chenal donc la pêche ne va pas se faire très loin du bord, tant mieux, c'est ce que l’on préfère tous les deux ! De mon coté, j'ai à ma disposition de beaux herbiers de bordure dans environ 2 mètres d'eau coté aval, une canne rejoint donc ce spot à l'ombre d'un arbre, escher de noix tigrés équilibrés et amorcer avec un mélange de maïs et de noix tigrés, je commence avec 2-3 kg de ce mélange. Mes deux autres cannes pêchent à la bouillette le chenal, l'une plus longue que l'autre naturellement. Quant à Johan, il place une ligne sur la bordure coté amont, jonché de grosses pierres et de buissons, puis les deux assez proche du bord également. Tout étant installé, on profite de la soirée avec la tête pleine d'espoir…
Vers minuit nous allons au lit, entre les moustiques et le bruit des jeunes éméchés du coin, il m'est difficile de m'endormir et alors que je suis dans la phase intermédiaire entre l'éveil et le sommeil profond, j'entends au loin "BzzzzBZzzzZzzzzz" en continue, je ne sais pas depuis combien de temps mon moulinet crache sa tresse avant que je réagisse, mais après un certain temps d'adaptation, je prend contact, j'ignore la raison du mutisme de mon détecteur alors qu'il était allumé, mais dans l'immédiat le principal est de mené à terme ce combat qui est vraiment moyen pour des poissons de rivières que l'on dit surpuissant... ceci étant, je dépose la bête sur le tapis (prise à la bouillette dans le chenal). Il s’agit de ma première carpe prise sur ce bief, elle est totalement différente des carpes que j'ai pu voir sur mon bief habituel ! Pas qu'elle passe les 20 kg, mais elle est toute en longueur et correspond au type de poissons que l'on peut rechercher en rivière. Aux anges je vais annoncer la nouvelle à Johan. Nous l'estimons tous les deux aux alentours de 10 kg mais la pesée ne se fera que le lendemain matin, sans qu'une nouvelle touche ne vienne perturber cette première nuit.
Une première tentative en bateau me fait dire que ça va être réellement tendu de bien pêcher ici et la confiance baisse inexorablement, ainsi je propose à Johan de changer de poste et de s'installer en face où deux petits postes dans les arbres nous tendent les bras. Après un tour de reconnaissance, la décision est prise: on se casse sur la berge opposée, de mon coté j'utilise la voie marine, cheveux aux vents, j'ai l'impression de partir dans la jungle à l'abri des hommes ! En fait je quitte une piste cyclable pour en rejoindre une autre...
Une belle journée s'annonce, le soleil matinal embellit une carpe déjà magnifique en soit.

Au compteur, seulement 6.4 kg, on s'est tous les deux fait avoir par la longueur de la carpe mais peu importe, la joie est au rendez-vous. Johan et moi discutons tranquillement quand on entend à nouveau le bruit caractéristique de la bobine qui tourne à vive allure, cette fois c'est un problème de non-allumage de mon détecteur ! La canne en bordure d'herbier à la noix tigrée équilibrée frétille, je prends contact et file aussitôt assuré le poisson en bateau car les herbiers sont localisés mais nombreux et une branche gène le bon déroulement du combat depuis la berge.
Le poisson monte de suite en surface, fait un rush sans espoir de quelques mètres, remonte en surface et entre immédiatement dans l'épuisette après un combat d'environ une minute, encore une fois, c'est assez moyen pour de la carpe de rivière.
Ça n'a pas duré longtemps mais c'était bon !

L'essentiel n'étant pas dans le combat selon moi, je suis ravi d'admirer une carpe aussi, sinon, plus belle que la précédente, dans une tranche de poids similaire (7.1 kg).
Après cette prise, la pêche est finie pour aujourd'hui selon moi car je sais par ma petite expérience et celle des autres que sur
S’il y a bien un endroit où un poisson piqué est un poisson mis à l'épuisette, c'est
La chaleur est écrasante, étouffante, insupportable, Johan saute donc à l'eau pour oxygéner ses branchies !

On fera même du plongeons dans
Le soleil baissant doucement, on envisage la pêche de cette nuit en changeant quelques montages, discutant de ce qu'on peut faire pour avoir plus de touches, notamment sur le poste de Johan qui s'est révélé improductif la première nuit.Il changera donc la disposition des montages en pêchant d'avantage en escalier mais pas encore assez selon moi, la première nuit ses montages pêchaient quasiment toutes les trois à la même distance du bord ce qui est une erreur à mon sens sur une rivière canalisée. De mon coté, aucuns changements.

Plus tard Steve et sa femme passent nous dire bonjour et on discute quelques temps avant qu'ils nous quittent. La nuit bien installé, c'est la deuxième et la dernière et elle doit donc être une réussite ! Encore une fois, sommeil très difficile à trouver pour moi mais j'ai bien pris soin de vérifier que mes détecteurs étaient allumés. Au petit matin: rien, pas un seul bip de la nuit, que ce soit de mon coté ou du coté de Johan.
Dans ma tête la session est terminée, une fois de plus la pratique me prouve que l'espoir est présent à chaque instant, pourvu que les lignes soient à l'eau. Puis soudain, même scénario que la veille sur la canne pêchant l'herbier à la tiger, un long et beau bip retentit en début de matinée. Prise de contact semblable à celle de la décroche de la veille, c'est à dire un beau rush, cette fois il n'est pas question de décrocher et je part en bateau, elle apparait en surface et je me dis que je tient ma première plus de 10 kg de Moselle. Contrairement aux précédents combats, cette fois c'est vraiment violent, il faudra contrer plusieurs rushs avant de mettre la belle au sec.
Cette troisième commune n'a pas du tout la même morphologie que les deux poissons de la veille et elle fait 9 kg !

Après cette prise, on commence tranquillement à remballé et très vite, la voiture et le bateau sont chargés. Le bilan est donc de quatre départs dont trois à la noix tigré pour trois communes d'un poids moyen supérieur à celui des carpes du bief sur lequel je pêche depuis 2007 et d'une morphologie différente. J'étais partit avec 10 kg de bouillettes et 15-20 kg de maïs/noix tigrés, j'ai utilisé les trois quarts de ces quantités (en comptant la consommation de Johan car il comptait sur moi pour les appâts).
De mon coté je ne peux me plaindre et je suis pleinement satisfait de cette pêche mais deux points viennent gâcher le tableau: Deux cannes sur six ont produits les touches, dont les 3/4 étaient sur la même canne ce qui fait que la batterie de Johan est resté muette, espérons pour lui que la prochaine fois, se soit moi qui comble le rôle de photographe et la décroche que j'ai du mal à avaler.
A la prochaine !"
Une nuit non tranquille le 21/03/2009 :
Je rejoins Baptiste, présent depuis la fin de la matinée sur la mare secrète aux alentours de 16 heures. A ma grande surprise, il n’est pas seul au bord de l’étang, ce qui est vraiment surprenant dans ce petit coin perdu, mais qui me confirme enfin que je ne suis pas le seul à m’aventurer au bord de cet étang où l’isolement règne. En effet, deux autres jeunes pêcheurs sont là pour taquiner quelques gardons à la gaule. Baptiste me raconte la visite non rassurante d’un homme venu les observer quelques instants auparavant, sans rien dire et sans bouger, plutôt louche.
Je prend ensuite mon temps, et places ainsi deux lignes vers la berge opposée, assez proche des buissons, que je sens productifs, même si cela ne fait qu’une semaine que le temps commence à se réchauffer en ce début de saison. Les deux lascars finissent par s’en aller. Je prépare alors mon campement, et de quoi faire le feu pour plus tard, avant qu’il ne fasse nuit.

A la tombée de la nuit, nous entendons la venue d’un camion, ce qui paraît très étrange, pour ne pas dire sinistre. Nous entendons ensuite comme des pas juste derrière nous, s’approchant, ce qui ne nous rassure toujours pas. Mais il semble alors qu’il s’agisse du craquement de bois d’un grand feu, animer par le conducteur du véhicule. Quelques instants plus tard, c’est le démarrage du camion que nous entendons, et ceux environs tous les demi-heure pendant une dizaine de minutes. Nous nous posons bien des questions, mais c’est loin de l’image de tranquillité imaginé en passant du temps au bord de cette mare. L’heure de dormir approche, mais nous en avons que peu envie étant donné l’angoisse du trafic que peut bien provoquer l’homme derrière nous, et le froid qui ne nous aide pas. Mais nous finirons néanmoins par nous endormir ou plutôt, fermer l’œil en restant sur nos gardes. En attendant vivement, la venue du jour.
Le lendemain, je suis brusquement réveillé par les appels de Baptiste, qui me cris à l’aide ! Il s’est en effet aventuré voir ce que faisait l’homme suspect, mais il n’a même pas eus le temps de voir quoi que se soit, qu’il s’est fait coursé. Le gars en question commence ensuite à nous faire des menaces de mort si l’un de nous recommence à être trop curieux. Peu après cet événement, nous ne tardons pas à remballer notre équipement. Le plaisir n’est vraiment plus au rendez-vous. Et c’est ainsi que prend fin cette session, où l’on n’aurait mieux fait de rester à la maison tout simplement !
Une nouvelle pêche avec Denis le 12/04/2009 :
C’est après une sortie au restaurant que Denis (le frère de ma petite amie) et moi, décidons sur un coup de tête de passer une nuit au bord d’un étang dont il dispose du droit de pêche, mais dont je ne connais rien. Den’s me rejoins d’abord chez moi et nous partons ensuite vers l’étang où je suis assez excité de m’aventurer. Dans un premier temps, je suis assez surpris du cadre très agréable du coin, ce qui me motive encore davantage. N’ayant le temps de sonder quoi que se soit je me tourne alors vers Denis pour quelques conseils et deux postes retiendront mon attention. Une fois ceci en place, c’est l’apéro, le dîner (un très bon rizottos accompagné de viande) puis les discussions en tout genre, avant de rejoindre le bed chair, à la belle étoile, au raz des cannes.

Pendant la nuit l’un de mes détecteurs s’emballe, je prend alors la canne en main, et je sent une masse qui semble être celle d’une carpe, mais même pas deux/trois secondes plus tard plus rien ! Je ramène le montage et le relance sans grande précision, puis, exactement le même scénario se reproduit une demi-heure plus tard sur mon autre canne. Je suis assez confus. Il s’agit de deux décroches, mais je n’en suis même pas persuadé, étant donné le peu de temps que j’aurai été en contact. Au matin, il ne se sera rien passé d’autre que se soit pour moi ou Denis, c’est donc sur un capot que nous finissons cette sortie, dont nous mettons un terme au milieu de la matinée… avant que je n’y remette les pieds, je l’espère encore une fois cette année avec un poisson dans le triangle magique.
Pêche de nuit à
On n’en parlait depuis un moment, c’est donc pour ce Jeudi que nous avons réussi à caser une pêche pour la nuit. Florent est déjà sur place, bien installé lorsque j’arrive vers la fin de l’après-midi, dont je commence par m’habituer au fait d’arriver toujours après tout le monde ! Et aussi de prendre mon temps avant de mettre en place mes cannes. Pour pêcher la carpe, Florent s’armera de sa canne à emmanchement de 11m, prévue généralement pour pêcher la carpe dans les carpodromes, et d’une autre canne de 5m histoire de faire autre chose qu’une carpe, et d’animer un peu plus la pêche. Quant à moi, je pêche la carpe de manière classique, grâce à mes deux cannes rescapée (il ne m’en reste plus que deux, depuis que la casse de la troisième en sondant le 9 mars dernier).

Le temps passe, et la nuit s’installe peu à peu… Nous en profitons pour nous restaurer autour d’un bon cassoulet, mythique pour moi à la pêche ! Mais se ne sera pas assez pour les gros mangeurs que nous somment, alors Flo repart chercher quelques conserves chez lui, avant de revenir pêcher, et d’enfiler ses Betalight autour de ses bouchons. Quelques instants après, c’est un grosse touche qui fait couler son bouchon sur la canne de 5m, et dont il ne fera rien, la casse étant inévitable (une carpe très probablement). Tandis que la 11m lui donnera par la suite quelques poissons chats, c’est le monde à l’envers ! N’ayant que peu chaud et étant aussi très fatigué, je finis par rejoindre ma tente, tandis que Florent s’apprête lui à faire la nuit blanche, et veillé sur ses bouchons ! Au matin, par grand-chose de nouveau pour Flo, ni pour moi, nous en terminons là, un peu déçu, mais c’est aussi comme ça la pêche.
@+++
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