Nous sommes le vendredi 4 septembre, cela faisait un bon moment que je n’avais pas pu aller à la pêche avec ma batterie pour y faire une nuit, seul. Je pars donc de la maison, la voiture chargée à bloc dans la fin de l’après-midi. Je me dirige vers l’étang qui a été sujet à mes premières carpes, il y a deux ans de cela. Sur le chemin, je croise Victor, qui était en train de s’installer sur un autre étang beaucoup plus intéressant, accompagné d’un autre carpiste, Cédric. Je prends donc quelques nouvelles, et je leur raconte que ma destination pour la nuit est encore assez indécise, et que je n’ai pas réellement d’autres solutions.
A quelques mètres de là survient Michel, une connaissance qui m’a déjà proposé de venir pêcher sur sa place quand j’en aurais envie. Victor, me rappelle alors de voir avec lui, si cela serait possible pour ce soir, car je ne manquerais ici d’aucune motivation. Je retourne donc à la voiture, et voilà que mon pied gauche s’enfonce dans la « merde » d’un chien, que du bonheur !
Je salue Michel, et aperçoit à ses côtés, les gobages du pain par les blancs, chats et autres belles carpes, qu’il venait de leur envoyer ! Ce spectacle en encore plus motivant, je lui fais alors part de mes intentions de venir passer la nuit sur sa place, ce qui ne le dérange absolument pas, voilà donc une excellente base.

Je descends alors mes différentes affaires et autres matériels sur la place, en gardant un œil aux nombreuses activités apparaissant à la surface de l’eau. Puis aussitôt, je monte mes différentes cannes, dont la canne à sonder pour y voir un peu plus clair. La berge, sur laquelle je me situe est abrupte : il a directement 3m de fond devant moi ! Je suis situé dans un coin, et il a un bon nombre de buissons, ainsi qu’un superbe arbre immerger face à moi.
Trois spots seront donc sélectionnés : Le premier, sur ma droite, sous un joli buisson à environ 6m du poste, esché d’une popup de 12mm accompagné d’un sac soluble au micro pellet. La seconde canne sera placée juste en retrait de l’arbre immergé, à environ 25m du poste. Celle-ci sera eschée de deux noix tigrée, et d’un amorçage composé d’une poignée comprenant cette même graine. Et enfin la troisième sera elle située sous un autre buisson tout à gauche, à environ 7m du poste, eschée comme la première d’une popup de 12mm. Autant dire que mes trois montages sont assez concentrés, par rapport à la taille de l’étang. Mais qu’importe, les carpes sont là, je les ais vues gober le pain !
20H00 : Départ ! Il s’agit de la canne sous le buisson à droite. Canne en main, je suis directement secoué par un rush, puis deux autres ! Et, d’un coup, je ne sens plus aucune résistance, comme si j’avais décroché… Je vois alors, deux secondes après que mon montage est au dessus de l’eau, et que je tiens au bout une surprenante tanche, surprenant oui, car jusqu’à cet instant j’étais persuadé d’être tombé sur une carpe ! Il faut dire aussi, que c’est la première fois que j’utilise de la tresse sur mon nouvel ensemble canne/moulinet, et que je n’étais pas encore habitué aux sensations ressentis ainsi.

Après avoir pris quelques photos à l’aide du retardateur, je replace vite mon montage en faisant un petit rappel au micro pellet, avant de me replonger dans mon fauteuil, et de rester, les yeux fixes, à l’affût du moindre mouvement d’écureuil et autres détecteurs…
20H30 : Second départ ! Cette fois, c’est la canne placée juste devant l’arbre immergé à la noix tigrée qui démarre. Comme pour le premier départ, de jolis rushs me font frissonner de plaisirs dès le début ! Et, je sent que ça tire plus vers le fond, que c’est par conséquent une carpe, et non plus une tanche que je tiens au bout ! Arrivée près du bord, je fais mon possible pour qu’elle ne puisse pas déranger la ligne que je venais de replacer sous le buisson de droite. Puis elle entre dans la filoche, et c’est le grand soulagement ! À peine sur le tapis, je me dis en y pensant, qu’il serait bien de prendre quelques photos de la piqûre, ce que je n’avais encore jamais fais auparavant. Puis, au moment d’appuyé sur le bouton pour prendre la photo, c’est la canne du buisson de gauche, qui démarre, le troisième départ ! J’appuis quand même sur le bouton pour la photo et repose aussitôt l’appareil photo...

Cette troisième prise a eus le temps de me prendre quelques mètres de tresses pendant que je prenais la photo, et comme par instinct, elle s’est tout de suite dirigée vers l’arbre immergé, mais, fort heureusement j’ai pu prendre contact à temps, et le combat a ainsi pu s’engager ! Cette fois, ce n’est vraiment plus comparable aux deux prises précédentes, je laisse beaucoup plus la canne travailler qu’avant, car il s’agit certainement d’un autre calibre… Mais je suis embêté, il y encore la carpe miroir dans le filet de l’épuisette sur le tapis, et je vais avoir du mal à tout gérer sans risquer de perdre la carpe que je tiens au bout.
J’appelle alors Victor, en criant son nom, et ceux, trois fois, avant que je comprenne qu’il ne m’entendra pas. Je saisis alors mon téléphone portable (qui dans ce cas précis est vraiment génial) et l’appelle, ouf, ça sonne ! Je lui fais part de la situation en lui demandant de me venir en aide, avec si possible son épuisette ! Son arrivée est alors un soulagement, je vais pouvoir combattre plus sereinement ! Depuis, quelques minutes se sont écoulées, mais je n’avais encore pas pu la faire apparaître à la surface. Jusqu’à ce que Victor me dise que c’est d’une très jolie commune dont il s’agit, je suis alors émerveillé par la nouvelle ! Et, serais complètement apaisé qu’au moment où celle-ci finit par rejoindre l’épuisette…

En effet, c’est vraiment une très jolie commune ! On a pu faire quelques photos de nuit, mais je vais quand même la mettre au sac de conservation pour y prendre quelques photos le lendemain matin, sous la lumière du jour. Même chose pour la petite miroir, qui quant à elle est aussi doté d’un joli charme de part son écaillage et sa forme dodue.
Le reste de la soirée sera plutôt calme niveau pêche, je pourrais même en arrêter là, tellement ces prises sont satisfaisantes et ont remplis mes objectifs. Je prends donc le temps de mettre mon cassoulet sous la dent, qui arrivait à point au moment de faire la première miroir ! Puis je reçois à nouveau la visite de Victor et Cédric, avant de recevoir celle de Gauthier et Emmanuel. Je me mets ensuite au lit, il doit être 23H30, tout en restant sur mes gardes du moindre mouvement de dame carpe !
Je m’endors alors par à coup, puis me réveille pour de bon aux alentours de 4H30… Je n’arrive plus à dormir, et j’ai une petite appréhension quant à me plonger dans un sommeil profond, et ne pas pouvoir arriver à temps, notamment si une carpe se dirige vers l’arbre immergé. Je reste donc éveillé, et en profite pour lire les « Mémoires Glacées » de Nicolas Vanier. Je me plonge alors dans ses aventures, en m’y imaginant…
6H00 : Nouveau et quatrième départ ! Ça se passe sur le montage qui avait produit la tanche en début de soirée hier. Je suis content d’avoir était là, prêt à intervenir et non dans mon bed-chair. Le début du combat est de tout de suite très tonique, ça me réveille complètement, et quel réveil ! J’en redemande tous les jours des comme ça !
Au bout d’une bonne dizaine de minutes, après plusieurs rushs et une difficile mise en épuisette, une troisième carpe rejoint mon tapis de réception ! Eh ben, quelle nuit ! Je n’en reviens pas. C’est une miroir d’un poids à nouveau honorable qui est venu me rejoindre ! Je vais aussi attendre encore quelques heures, pour comme les deux autres pouvoirs faire des photos de jour, qui sont vous serez d’accord avec moi bien plus jolies le jour que la nuit sous l’éclat du flash.
Vers 9H00, je reçois la visite de Michel, venant aux nouvelles de ma nuit, et dont je suis fier de lui annoncé le résultat. Nous en profitons pour y prendre la photo de la fameuse commune :

Puis c’est Victor qui me rejoint et nous prenons alors quelques photos de la petite miroir bien dodue :

Il me fait ainsi part de ses résultats de la nuit ainsi que ceux de Cédric, et j’attendrais alors encore un peu avant que nous prenions ensemble quelques photos de ma dernière miroir, et d’une de ses prises, bien jolie si ce n’est plus encore par la couleur et son écaillage ! Gauthier me rejoint à son tour, en me faisant la surprise de m’offrir des croissants pour un petit déjeuner, je pense, bien mérité ! Merci encore. Au tour de Florent de passer nous faire un coucou, et nous faisons alors quelques photos chacun de notre côté puis ensemble, du « doublé » :

Après avoir replacé la ligne du buisson de gauche, et celle de l’arbre immergé j’attends encore quelques minutes, jusqu’à 11H00 et me décide à mettre un terme à cette fabuleuse nuit, dont je ne suis pas prêt d’oublier !
@+++, Johan.
Après plusieurs mois difficiles d’un point de vue personnel, et un mois de mai sans la moindre sortie à la pêche, c’est le 2 juin que je me relance, pour me remettre à cette passion qu’est la pêche. J’ai pu profiter dernièrement de mon premier salaire, pour pouvoir m’offrir de nouvelles cannes, de nouveaux moulinets ainsi que de nouveaux swingers, et j’attends maintenant la tresse, qui devrait traverser l’atlantique et me rejoindre prochainement.
Le vent souffle fort ce mardi lorsque j’arrive sur le coup de 16H30. Je commence par resonder les lieux, à la recherche d’une tache de gravier que je ne retrouves plus. Ça s’annonce difficile, d’autant plus que mon bon vieux moulinet Okuma fini par me lâcher. Je vais devoir placer mes deux montages "à l’arrache" comme on dit (l’une en direction du milieu et l’autre en bordure). Gauthier, un jeune du village me rejoint dans la soirée et place deux de ces montages entre les miens. Le temps file et à aucun moment je n’y crois vraiment, j’ai cette impression que rien ne se passera aujourd’hui. Ce sentiment fini par se vérifier, je rentre vers 21H00.
Deux jours après, et après être passé chercher mon troisième moulinet qui était en commande, ma motivation me reconduit sur le même étang, mais sur un poste différent. Je ne perds pas de temps et essaie de m’appliquer au mieux, tout en ayant les trois cannes le plus vite en place.

Assis à bord de ma vaillante Corsa, c’est dans cette position que l’attente commence et que de la lecture me fera passer le temps. Aujourd’hui mon pressentiment n’est plus le même que lors de la fois précédente, je suis nettement plus en confiance, quand à obtenir un résultat que j’attends maintenant depuis pas mal de temps et qui me procurerai le plus grand bien.
C’est en restant fixé sur le rétroviseur intérieur que j’aperçois le swinger effectuer un premier déplacement... Je regarde ensuite par la fenêtre et voyant l’écureuil se levé violement tout comme le son de mon détecteur, je n’hésite plus et fonce vers la canne mettre ma main sur la bobine. Le combat commence, et il est à la hauteur de mes espérances, pour un verdict après plus d’une dizaine de minutes.

Cette miroir aura succombé à une bille de 14mm accompagné d’un sac soluble contenant ces mêmes bouillettes ainsi que des pellets de 11mm, placé dans une zone abritée du vent sur du gravier. J’ai pris du temps à la ramener, une sorte de combat dont il ne me semble pas avoir déjà vécu. L’action de pointe de ma canne m’a beaucoup plus, bref, j’ai pris du plaisir.
La séance photo fut un peu plus compliquée, j’ai pour la première fois due réaliser des photos solo, et en dix secondes çe ne manque pas de difficulté ! Je m’en suis néanmoins sortis après plusieurs tentatives, et un jeune garçon du village passant par là m’a encore aidé à continuer à en faire quelques autres. Se sont suivis la pesée, la remise à l’eau, un dîner et enfin le retour à la maison, avec de nouveaux souvenirs dans l’appareil.
J’arrive sur mon étang nostalgique aux alentours de 15/16 heures. Il y a un pêcheur au sandre en face de moi, mais cela ne me gênera absolument pas. Très vite, je monte ma canne à sonder, de manière à retrouver mes taches préférées, et je monte ainsi deux de mes cannes, sur des spots qui m’ont déjà été productif par le passé. Ma troisième canne sera quant à elle, munie d’un vif pour le carnassier (je suis toujours à la traque de mon premier brochet). Pendant ce temps je continue par sonder quelques autres zones, ou je ne me suis encore pas trop aventuré depuis que je pêche cet étang, et je prends ensuite la température de l’eau, qui m’indique 7° dans plus de 2,5 m de fond tout comme dans un mètre de fond.
Pendant ce temps, je tiens au courant quelques amis de ma présence au bord de l’étang, et je commence ensuite par monter mon campement, et préparer ma soirée ciné, grâce à mon lecteur DVD portable, pour regarder « Le Dernier Trappeur » qu’un ami, Florent, m’a vivement conseillé. Après cela, je commence par casser la croûte, puis me remet au sondage. Et là, au bout du troisième lancé, catastrophe ! Le bout de ma canne (ma Décathlon St Cassien fétiche) se casse littéralement, je suis en deuil…

Je passe ensuite quelques minutes à me lier d’affection avec le seul couple de cygnes présent sur l’étang, qui ne sont pas mécontents du dîner que je leur ai concocté. Un des deux finira même par faire dérouler l’une de mes lignes, sans toutefois déplacer mon montage, ouf ! Steve passe ensuite me rendre visite en m’apportant un peu de lecture, de peur que je ne m’ennuis. On discute, et il me fait part de ses condoléances pour ma canne.
Viens ensuite Sébastien (il y a beaucoup de pêcheur s’appelant Sébastien, c’est dingue !), un jeune carpiste aussi fou que moi, et ayant aussi fait ses débuts dans cet étang, avant de s’attaquer plus sérieusement à

La réaction de Sébastien et moi-même est sans appel, c’est une miss que nous connaissons très bien tous les deux, il n’y a pas de doute ! Nous prendrons tout de même son poids, pour voir si celui-ci a évolué. Cela fait maintenant la quatrième fois que je l’a prend, dont la troisième fois consécutive ! Il a vraiment quelque chose entre elle et moi, ce dont je ne me plains vraiment pas, une belle histoire d’amour…

Nous continuons ensuite à parler tous les trois, Sébastien nous montre quelques clichés de ses récentes prises, que se soit au sein de cet étang ou dans
Vers les 5 heures du matin, la nuit est plutôt remuante, il pleut, et le vent s’élève progressivement, émettant ensuite plusieurs rafales, j’ai du mal à me rendormir. Il m’en faut plus pour me décourager. Je finis par sortir du bed chair et me revoilà à roder à nouveau les alentours de l’étang. Le jour se lève, je profite de cet instant pour placer ma canne à vif, laissant ainsi filer quelques minutes. En me voyant, les cygnes se rapproche de moi, attendant certainement de moi, le partage d’un petit déjeuné dont je fini par craquer ! Aux alentours de 9 heures, j’aperçois Florent, accompagné de son père, venant eux aussi se mesurer au brochet.

Ensemble, nous tapons la discute, faisant des vas et viens entre mon poste et le leur, puis je commence à ranger progressivement mon campement, et c’est à ce moment qu’un des cygnes commence à s’accrocher je ne sais où sur ma ligne au vif, et, en s’éloignant, m’embarque toute la ligne ! Il se débat, mais je ne vais pas tirer comme un cinglé, et prendre le risque de blesser l’animal avec mon trident, alors je sors immédiatement mon couteau pour couper la ligne. J’aperçois toujours mon flotteur, traînant derrière lui, mais il finira bien par s’en débarrasser. Généralement, la nature fait très bien son boulot, hélas, elle le fait encore très mal pour les hommes. Quelques instants plus tard, voyant le cygne sur la berge, j’en profite pour m’en approcher et essayer de lui extraire la ligne. Je ne réussis pas complètement, mais c’est déjà mieux qu’avant. Je continu alors à ranger mon campement et mes lignes.
Après avoir passé quelques moments aux cotés Florent et de son père, où nous discutions de manière très intéressante, je finis par dire au revoir à l’étang, et je me réjouis de constater que le cygne à l’air d’avoir retrouvé sa forme, je viendrais à ses nouvelles plus tard dans la semaine. Sur ceux, @+++ !
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